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Quatre fils conducteurs pour ce blog. Le premier, l'ère planétaire aura pour objectif de mettre en valeur les initiatives et idées qui vont dans le sens de l'émergence d'une société-monde responsable... Lire la suite



Dans ce blog je mets en avant de belles initiatives, j'appelle de mes voeux certaines évolutions. Mais sur un plan personnel, que fais-je moi-même concrètement et au quotidien ?  Voici mes engagements



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La Méthode Tome 6 - Ethique - Edgar Morin

 "L'éthique est, pour les individus autonomes et responsables, l'expression de l'impératif de reliance. Tout acte éthique est en fait un acte de reliance, reliance avec autrui, reliance avec les siens, reliance avec la communauté, reliance avec l'humanité(...). Dans notre monde humain où deviennent si puissantes les forces de séparation, repliement, rupture, dislocation, hainre, plûtot que de rêver à l'harmonie générale ou au paradis, il vaut mieux reconnaître la nécessité vitale, sociale et éthique d'amitié, d'affection et d'amour pour les humains qui, sans cela vivraient en hostilité et agressivité, s'aigriraient et disparaîtraient" p.33

 

 

 

Il y a peu


Théorie du voyage, poétique de la géographie - Michel Onfray
 

   

 
Ecopolis et vous

 

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Lorsqu'on se balade en centre-ville du Mans, il est difficile de ne pas remarquer le bâtiment qui abritait auparavant les Nouvelles Galeries. Il a été classé Monument Historique au début des années 2000. Une boutique Eurodif occupe aujourd'hui le rez de chaussée et l'entre sol.  Construit par l'architecte Paul Auscher en 1904, le magasin ouvre grand sa gueule aux consommateurs par une monumentale poutre treillis empruntée à la technologie Eiffel. Elle soutient toutes les pierres de la façade. Ce qui impressionne, c'est également la hauteur de l'immeuble par rapport aux bâtiments voisins. Il proposait  à l'époque pas moins de 4 étages de vente.  2 autres étages étaient consacrés au personnel (cuisines et dortoirs). Véritable ruche bouillonante, pleine de vie et d'échanges, riche de sons, l'intérieur était traité en métal autour d'un grand patio central avec balustrades et verrières.

Cette description succinte de ce que furent les nouvelles galeries au Mans nous donne à réfléchir sur l'urbanisme commercial aujourd'hui. Tout oppose ce magasin de ceux qui ont fleuri ces dernières décennies et fleurissent encore aujourd'hui en périphérie des villes. Les Nouvelles Galeries sont situées en plein coeur de la cité. On s'y rend à pied. L'ambiance sonore est faite de discussions, d'échanges nombreux, le magasin est un point de rencontre incontournable dans la ville. De part son organisation, les salariés sont au coeur de son fonctionnement. La densité commerciale est forte avec 4 étages de vente. Le bâtiment est un signal de par sa hauteur. Son architecture laisse une grande place à l'innovation, c'est une signature. Le nom de l'architecte est d'ailleurs encore aujourd'hui bien en vue sur la façade.

Sur les boîtes rectangulaires grises et blanches flanquées d'une enseigne Décathlon, Castorama, Saint-Maclou ou encore Carrefour, rares sont les architectes à avoir apposé leur nom. C'est sans intérêt. Seule la marque est un signal. On est très loin de la recherche architecturale, tout autant que de celle d'économie d'espace. Les magasins sont de plein pied, à croire que le foncier agricole est une ressource illimitée. La voiture est reine. On y fait néanmoins venir des lignes de bus urbains. Etant donné la monofonctionnalité de ces espaces constitués uniquement de surfaces commerciales, ces lignes placent la collectivité en situation de prestataire de service pour grands groupes privés. Les salariés se plaignent régulièrement de leurs conditions de travail autour de machines à cafés ou de micro-ondes flanqués dans de très spartiates lieux de convivialité.

On a alors envie de dire : inspirez-vous des Nouvelles Galeries! Les grandes enseignes, parties prenantes de projets urbanistiques d'ampleur, réinvestissent aujourd'hui les centres-ville et sur plusieurs étages, pour preuve le projet du Champs de Mars à St Brieuc, le tout récent centre commercial de la Visitation à Rennes ou encore l'Heure Tranquille sur le quartier des Deux Lions à Tours.

Souvenirs... Ci dessous deux textes écris lorsque j'étais au Mexique. Le premier après un mois de séjour, le second peu avant mon retour en France.

Rien ne m’a émerveillé (ou pas encore) depuis un mois que je suis au Mexique. Je suis allé à Mexico Ciudad, Puebla, Cuernavaca, Teotihuacan et je n’ai jamais été stupéfait en découvrant ces différents sites. Pourtant, à bord de l'avion, la première image j'ai eu de ce pays fut dantesque ;  celle de Mexico la nuit. Les lumières d'Insurgentes, avenue de plusieurs dizaines de kilomètres, donnaient un semblant de structure à un océan lumineux aux limites imperceptibles même depuis l'oiseau de feraille. Les montagnes ponctuaient le tapis de lumière d'ilôts plongés dans l'ombre. Il faut un certain temps d’adaptation à la réalité mexicaine. Elle est loin des standards de beauté que l’on a encré en nous, européens. Combien de fois m’ont incommodés la présence des voitures, leur bruit irritant, leurs rejets polluants infectes, les odeurs de souffre… Le Mexique se développe, l’automobile aussi, mais à quel prix ? De même on souhaiterait parfois que les mini-boutiques qui colonisent les moindres rues et places, se fassent plus discrètes. Ce serait oublier leur fonction sociale. On aimerait des rues sans trous, sans travaux bruyants, sans musique mise à fond par les magasins pour attirer le client… Le bonheur, on ne le trouve pas par la contemplation du cadre physique et bâti, sauf pour les connaisseurs. Le bonheur est à trouver auprès des gens. Ce jeune enquêteur pour un grand quotidien mexicain avec qui j’ai discuté une heure du Mexique et de la France. Ce vieux paysan de Mixquic (sud du District Federal), qui en guise de bienvenue sur ses terres m’a prononcé une formule Nahuac (langue indigène) disant « Toi et moi unis comme les doigts de la main ». Ce couple de retraités assis, un midi, aux tables d’une petite boutique, au cœur du marché couvert de Texcoco me faisant partager leur « barbacoa » afin que je goûte aux spécialités mexicaines… Il suffit de dire que l’on vient de France pour que les visages deviennent plus sympathiques. On me prend en effet pour un « gringo », ce nom qualifiant les américains. Ils ne sont pas du tout désirés ici. A croire que j’ai une tête d’américain. Je suis blanc, grand, élancé…

 

            Au cœur des contradictions mexicaines que ce mépris des américains. Le Mexique appendice des Etats-Unis ? C’est le chemin que suit le pays. Il suffit d’observer les comportements vestimentaires et musicaux des jeunes mexicains même si ces modes ne sont pas exclusivement observables au Mexique. Ici on apprend l’anglais, rarement une autre langue. Tu prends le bus pour Cuernavaca et tu as le droit à un film anglais sous-titré en espagnol. Une semaine après mon arrivée au Mexique, j’assistais à un repas de famille célébrant le départ d’un couple pour Atlanta… raisons professionnelles. Beaucoup ici ont un proche aux Etats-Unis. Alors le rejet américain ici au Mexique serait-il une simple réaction épidermique d’infériorité qui tendrait à disparaître ? Une réaction de résistance ? Le Mexique est en voie d’intégration à l’économie de marché impulsée par les Etats-Unis dans le cadre de l’ALENA. Mais les USA ne sont pas les seuls à convoiter ce marché en plein développement. Observer les marques automobiles présentes sur les routes est révélateur. Ce processus d’intégration est alimenté par le violent processus d’urbanisation qu’a connu le pays jusqu’au début des années 90. Beaucoup de mexicains sont arrivés en ville, sans repères, déracinés, obligés de s’insérer dans l’économie de marché pour survivre. Le développement des cultures d'exportation a mis beaucoup de paysans sur le chemin de l'exode. Une fois stabilisée et solvabilisée, cette population devient une proie commerciale habilement visée par les grandes marques d’électroménager ou d’automobiles. Il suffit de voir le monde qui se presse dans les magasins « Elektra », qui, comme son nom l’indique, vend de l’électroménager

Quelques semaines plus tard, le Mexique est difficile à quitter...

 Il me reste deux semaines au Mexique. C’est ce à quoi je pensais tout à l’heure en revenant de Mixquic, village encore rural du sud du Distrito Federal. Je contemplais la lagune de Xico en me disant que cette chose que je vis quotidiennement actuellement ne sera qu'un lointain souvenir dans quelques temps. Les blagues délicieuses, laborieusement dites en espagnol et échangées avec Felipe (27ans) et Fernando (50ans), « no manches guey » ; les conversations sur l’histoire de la vallée de Mexico avec un autre Felipe anthropologue (61ans), va savoir jusqu’où s’étendaient les lacs de la vallée avant l’arrivée des espagnols ; les bières accompagnées de « cacahuates a la japonesa » consommées dans la combi du maestro (l’anthropologue) ; les discussions sur le devenir du village de Mixquic dans les maisons des agriculteurs où vivent parfois plusieurs générations, maisons pleines de bruit, de vie, de solidarité intergénérationnelle ; ces visites dans les chinampas et les incontournables découvertes qui nous attendent à chaque fois. Beaucoup de choses font la spécificité du Mexique, tout en traditions et en ouverture à la modernité, tout en sérénité des gens et en vacarme de la rue… Chaque matin je me lève soit au bruit des pétards, soit au klaxon des bus de transport en commun, soit au son de la cloche stridente du camion poubelle, soit au chant des vendeurs de gaz qui crient « gaaaaaaaass » a en perdre la voix pour certains, soit au son des coups de balai donnés tous les matins à grande eau par chacun des propriétaires d’une maison donnant sur la rue, soit à la musique des boutiques réglée très forte pour attirer l’attention du client, soit au son grave des réacteurs d’avions qui décollent de l’aéroport de Mexico situé à une vingtaine de kilomètres. Au début tout cela incommode. Désormais tout cela me plaît au point où je crains de regretter cette ambiance à mon retour en France où tout entre dans la norme et ne doit pas en sortir. Je venais ici, imprégné de cette normalité. Un temps d’adaptation fut nécessaire pour essayer de s’en extirper. J’en suis désormais débarrassé, malheureusement il va falloir s’y réinsérer.

Au Mexique le spectacle est dans la rue. Une petite faim ? Tu as le choix entre des « elotes » au chile et à la mayonnaise, des « papas fritas » préparées sur place, des tacos de poulet ou de boeuf, des pastèques et goyaves coupées et servies dans un petit sachet plastique, les « tlacoyos » ces tortillas fourrées avec des « frijoles » ou encore les grands verres de jus d’orange pressées en direct et avec empressement (c’est le cas de le dire). Un peu d’ennui ? Regarde les spectacles de rue improvisés de clowns et jongleurs qui se positionnent au milieu du périphérique lorsque le feu passe au rouge afin de récolter quelques pesos, regarde les policiers girouettes qui s’agitent on se demande dans quel but (ils ne font qu’augmenter la « bronca » de la circulation), regarde les combis volskwagen qui se parent des plus beaux effets tuning (lumière bleue sous le châssis, double pot, volant moumoute, gentes alu…), écoute Santana au beau milieu des bouchons de la ville capitale…
  JLJ

Monnaie affiche 3800 habitants en 2007. Elle a connu une forte croissance puisqu'elle en comptait 500 de moins en 1999. Elle doit son attractivité résidentielle  à la proximité de Tours. L'échangeur de l'A10 situé non loin permet d’accéder au cœur de la capitale tourangelle en quinze minutes.


                                                               © Jérôme LJ

Le développement urbain de la commune se fait sous une forme exclusive, celle du lotissement. Des dizaines de maisons frêles s’alignent, toutes identiques. Elles sont posées au milieu de parcelles exigües. Les gens sont chez eux mais n’ont aucune intimité. Ils planteront de hautes haies de lauriers ou de sapins pour se protéger du regard de voisins auxquels on se contentera de dire bonjour, si toutefois on les croise.


Ce qui oriente la localisation des lotissements, c’est l’accès aisé à l’ancienne RN10, véritable colonne vertébrale de la commune. Monnaie n’a d’autre particularité que d’être une ville-rue linéaire encombrée d'un trafic automobile dense.


                                                                          © Jérôme LJ

Un peu en retrait, décor pétrifié hérité de l’après guerre, la gare de Monnaie semble étrangement à l’écart du dynamisme communal. L’horloge ne fonctionne plus. 4 trains s’y arrêtent chaque jour. Pas de modernisation en vue avant… 2020 ? Echéance aussi longue qu’incertaine. Logique me direz-vous, si les gens se déplacent en voiture ! Cercle vicieux…

Les habitants de Tours auront un beau tramway, ceux de Monnaie devront payer cher le pétrole et s’en accomoder. La précarité énergétique rattrapera ceux qui ont dû fuir la ville pour trouver à se loger.

                                                                          © Jérôme LJ


Identifier le potentiel de reconquête des friches ferroviaires sur cette ligne (ainsi que sur les autres au départ de Tours), quantifier le nombre de logements que l’on pourrait y construire, modifier les documents de planification, fixer des exigences d'urbanisme spécifiques sur ces espaces et mobiliser l'investissement privé serait sans doute plus prioritaire qu’un tramway. Objectifs : abosber la croissance démographique, réduire la dépendance automobile, limiter l'étalement urbain, faire émerger de nouvelles centralités permettant aux futurs habitants de s'épanouir localement. Initiative moins porteuse en terme d’image et plus complexe en terme de gouvernance, elle n'est portée par aucun chef de file. Considérés isolément, communautés de Communes, Etat, Région, Département, SNCF n'ont pas la légitimité, seuls, de mener la réflexion. L'approche ne peut plus être institutionnelle, elle doit être territoriale. Le territoire ici, c'est la ligne et ses traversées urbaines. Le chef de file, c'est le territoire, la responsabilité revient aux collectivités de s'associer.


Article lié : Contrats d'axes : le co-développement de l'urbanisme et des transports

Pour mémoire, la zone métropolitaine de la Vallée de Mexico s'étend sur 6000 km2 et compte 22 millions d'habitants. A titre de comparaison, un département comme l'Ille-et-Vilaine fait 6700km2 et compte 1 million d'habitants...

Je vous propose ici quelques résumés d'articles parus récemment dans la presse quotidienne mexicaine. Ils nous renseignent sur l'actualité urbaine de la mégapole.

La Cronica de Hoy 11/04/2008. Le Gouvernement du District Federal a acheté des terres aux Ejidos de la Delegacion Tlahuac pour construire la ligne 12 du Métro. Le prix, environ 600 pesos le m2, est largement au dessous de ce qui était demandé par le regroupement d’agriculteurs. Ces derniers et leurs familles ont néanmoins obtenu d’être prioritaires pour exploiter les boutiques commerciales à l’intérieur des futures installations et pour occuper les postes d’accueil, d’entretien et de vente des billets.


La Reforma 11/04/2008. La sortie du métro Chilpancingo encombrée par les vendeurs ambulants.
Plus de 300 vendeurs informels se postent quotidiennement à proximité de plusieurs sorties du métro. Le passant ne dispose que d’un demi-mètre de largeur de trottoir pour se frayer un chemin! Depuis 3 ans le Gouvernement du District Federal doit les reloger. Or ils ne font qu’augmenter en nombre. La cause ? Tous ont été chassés du centre historique par les autorités. Ils se concentrent maintenant sur les sorties de métro péri-centrales ! On n’aura pas de mal à trouver des produits contrefaits à moindre prix ainsi que de quoi boire et manger : le week-end, le nombre de vendeurs double ! Organisés en association, ils forment une coalition puissante face aux autorités. 

Vue sur le volcan Popocatepelt (5200m) depuis Texcoco - Etat de Mexico (© Jérôme LJ)

La Réforma 10/04/2008. La superficie agricole exploitée s’est réduite de 2000 hectares dans le DF de 1999 à 2006 (soit 500 terrains de football par an). Cette nouvelle est l’occasion pour un économiste mexicain d’insister sur les multiples services qu’apportent les quelques 24 000 hectares de terres agricole encore existants : recyclage du dioxyde de carbone, recharge des aquifères, filtration de l’eau, garantie d’un approvisionnement local en denrées alimentaires dans un contexte mondial inflationniste, possibilité de réduire le nombre d’intermédiaires du fait de la proximité géographique et ainsi de réduire les prix. Par ailleurs, la diversité des productions est intéressante : avoine, maïs grain, nopal, brocoli, haricots, pommes de terre. De son côté, Ignacio Ruiz López, Directeur du développement rural pour la ville de Mexico souligne l’importance stratégique de promouvoir et d’aider les 33 000 agriculteurs pour que leur activité soit suffisamment attractive et rémunératrice. Objectif : contenir la progression du front urbain.  Le délaissement progressif des questions agricoles par les autorités publiques a précipité les ventes de terres ou leur construction par les agriculteurs eux-mêmes. Le Directeur du Développement Rural annonce aujourd’hui deux nouveaux programmes en faveur de l’emploi agricole et de la commercialisation des productions. Le budget de sa direction passe de 126 millions de pesos en 2007 à 325 millions en 2008  


La Jornada 9/04/2008. Faire du District Federal le New York latino-américain !
Objectif : séduire davantage américains et européens. Un tunnel routier sera construit entre l’avenue Juarez et la place Garibaldi, l’espace public pourra ainsi être totalement offert aux modes de déplacements doux. La Zona Rosa, quartier branché de la ville, va bénéficier de mesures ambitieuses pour redorer son image. Un projet éco-touristique pourrait naître sur la délégation de Tlahuac, majoritairement rurale. Les instances nationales du tourisme et leurs homologues du District Fédéral unissent leurs efforts pour faire de Mexico une des capitales touristiques qui compte sur l’échiquier mondial.


La Reforma 6/04/2008. Ils envahissent et ils restent : la seule délégation de Tlahuac compte 93 implantations irrégulières
sur une superficie de 4296 hectares. La délégation est l’équivalent institutionnel de l’arrondissement à Paris. Les 7500 logements concernés (soit 40 000 à 60 000 personnes) sont construits sur des terrains non constructibles car classés en « suelo de conservacion ». Ce sont des regroupements d’agriculteurs (Ejidos) qui ont vendu ces terres collectivement. En l’absence de contrôles et de police du sol, les acquéreurs ont pu y développer progressivement des centaines de construction. La majeure partie de ces implantations ont plus de 10 ans, certaines ont 35 ans. Ces nouveaux quartiers sont socialement hétérogènes. Certains n’ont que des rues en terres battue et en pierre, des tas d’immondices les parsèment. Les services de base sont assurés par la débrouille : des camions citerne livrent l’eau, l’installation électrique anarchique vole l’énergie aux quartiers voisins. D’autres sont constitués de maisons plus soignées, leurs rues sont asphaltées, l’eau potable et l’électricité y arrivent. Reloger toutes ces personnes représenterait un coût social énorme. La Délégation souhaite aujourd’hui les régulariser et, ce faisant, modifier en conséquence son plan de développement urbain.

 


Chinampas de Mixquic (délégation Tlahuac) - Parcelle de Brocolis (
© Jérôme LJ)


El Milenio Diario 4/04/2008. 60% de la population du District Federal ne dispose pas de son propre logement. Le gouvernement accorde donc des crédits à des centaines de mexicains pour qu’ils puissent accéder à la propriété. Une cérémonie de remise de ces crédits était organisée le 3 avril en présence du maire de Mexico. Sur 420 000 pesos, le Gouvernement prend à sa charge 50 000. Sur 345 crédits délivrés ce jour là, 70 étaient destinés prioritairement à des personnes vivant auparavant sur des zones à risque naturel élevé (éboulement, affaissement de terrain).


La Cronica de Hoy 3/04/2008.
La politique de densification du centre de Mexico a généré 11 500 millions de pesos de bénéfices en faveur des promoteurs et des autorités entre 2001 et 2007. C’est l’équivalent du budget annuel de fonctionnement du réseau de transports collectifs dans son ensemble ! Sur les 31 000 appartements produits, 60% sont irréguliers : les immeubles sont plus hauts qu’autorisés voire même implantés sur des espaces non destinés à l’habitat. Pire, cinq bâtisses classées « patrimoine culturel » ont été démolies pour laisser place à des constructions neuves. Des fonctionnaires affiliés aux partis politiques du PRI et du PRD sont soupçonnés de connivences.

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 C'est nouveau !



30 Avril 2008 Souvenirs : mes quelques impressions du Mexique

13 Avril 2008 Un tour à Monnaie : gare péri-urbaine en déshérence

11 Avril 2008 Plongez vous dans une semaine d'actualité urbaine à Mexico

23 mars 2008  Agriculture et Société : les termes d'un rapprochement

11 mars 2008  Trois nouveaux sites Web à découvrir

8 mars 2008  Une ville durable pour quels citadins?


Bonne lecture et à vos claviers sur les commentaires !



Brèves

Express
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NOUVEAU ! "Frugalité non ordonnée n'a pas d'effet(6/04/08) - Tel est le titre d'un article du Monde Economie daté du 1er avril 2008. Les initiatives environnementales individuelles (manger moins de viande, réduire ses déplacements, opter pour le train...) n'auraient pas d'effet. L'économiste suisse-américain Blake Alcott...Lire
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NOUVEAU ! Lotissement contre château (31/03/08) - "Les de Lussac régnaient sans partage sur la commune de Sainte-Catherine-de-Fierbois (37) depuis des générations. Régis de Lussac a été battu par une liste de petits jeunes... | Lire

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Mur végétal dépolluant à Lyon ! (21/11/07) - Le Grand Lyon a missionné la société Canevaflor pour qu'elle installe un mur végétal de 400 m2 qui pourra filtrer l'air pollué prélevé dans le parking de la gare Lyon-Perrache... |
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         Bal des citations

Le poids des mot, le choc du sens : florilège de citations recueillies ici et là...

"La notion de société du risque est très opératoire. On réalise que les experts sont dans la même situation d'aveuglement que le reste du public, mais qu'ils ont la tâche importante de décider, en temps réel, de l'expérience collective que nous sommes en train de parcourir. La notion de risque code un changement de société très important entre le moment où on dit : "je m'en remets aux experts, ils connaissent les risques de l'améiante, de l'anthrax, et le moment où, renversement de perspective, on se met à douter d'eux, partant du fait qu'ils sont aussi aveugles que nous. Pour l'instant, nous sommes dans la période déplaisante où l'on accuse les experts de se tromper. Mais l'étape suivante, que j'appelle l'expérience collective, est déjà bien esquissée dans la société du risque. Nous acceptons le fait que l'expert ne maîtrise pas tout. (...) Le principe de précaution indique que nous sommes tous des chercheurs". Bruno Latour dans Un monde pluriel mais commun - 2005 - Editions de l'Aube - p.34

"Aux Etats-Unis, certaines communes n'hésitent pas à consacrer 70% de leur budget à l'arrosage et à l'entretien de leurs gazons. La pelouse y désigne le pouvoir. Bien tenue, elle est progressivement devenue, de manière consensuelle, un élément de qualité de vie essentiel en tant que signe d'appartenance communautaire (...). Partant, elle est aussi signe d'exclusion : une maison à la pelouse pelée est un "territoire étranger et signifie que l'homme qui l'habite est exclu ou s'exclut lui-même (...). Les sociétés transforment leur environnement immédiat à l'aune de leurs différences culturelles, par les pratiques dont elles l'investissent et les représentations dont elles l'habillent. En ce sens, qualité de la vie et qualité de l'environnement ne coïncident pas nécessairement. Les impératifs du développement durable exigent cependant de les articuler". François Mancebo dans L'information Géographique n°3-2007 p.84


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G
alerie perso

 

J'ai ramené quelques centimètres carrés des belles contrées que j'ai pu arpenter... quintessences de voyages : 

 

Lagune de Xico - Vallée de Mexico 

Tours - Quartier des Rives du Cher  Quartier Bastide - Bordeaux  

 Lac de Thun - Interlaken - Suisse 

Offrandes - Zocalo - Mexico 

 Explosion florale - Pommiers en Bretagne 

 Monasterio de Guadaloupe - Extremadoure 

 

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