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Quatre fils conducteurs pour ce blog. Le premier, l'ère planétaire aura pour objectif de mettre en valeur les initiatives et idées qui vont dans le sens de l'émergence d'une société-monde responsable... Lire la suite



Dans ce blog je mets en avant de belles initiatives, j'appelle de mes voeux certaines évolutions. Mais sur un plan personnel, que fais-je moi-même concrètement et au quotidien ?  Voici mes engagements



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La Méthode Tome 6 - Ethique - Edgar Morin

 "L'éthique est, pour les individus autonomes et responsables, l'expression de l'impératif de reliance. Tout acte éthique est en fait un acte de reliance, reliance avec autrui, reliance avec les siens, reliance avec la communauté, reliance avec l'humanité(...). Dans notre monde humain où deviennent si puissantes les forces de séparation, repliement, rupture, dislocation, hainre, plûtot que de rêver à l'harmonie générale ou au paradis, il vaut mieux reconnaître la nécessité vitale, sociale et éthique d'amitié, d'affection et d'amour pour les humains qui, sans cela vivraient en hostilité et agressivité, s'aigriraient et disparaîtraient" p.33

 

 

 

Il y a peu


Théorie du voyage, poétique de la géographie - Michel Onfray
 

   

 
Ecopolis et vous

 

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La ville durable est fantasmée de toutes parts. Le rapport Attali a récemment mis en publicité les "écopolis", ces villes modèles de 50 000 habitants qu'il faudrait créer de toute pièce . Masdar dans les Emirats et Dongtang en Chine, entre démagogie, mégalomanie et innovation, s'apprêtent à devenir les aiguillons d'un devenir urbain mariant écologie et technologie. Les revues spécialisées du monde de l'urbanisme ou des collectivités territoriales regorgent d'expériences d'éco-quartiers que les élus locaux souhaitent exemplaires en matière de consommation d'espace, de recours aux énergies renouvelables, de mixité sociale. Les publicités elles-mêmes mettent en scène une ville que l'on imagine verte et hypermoderne à défaut d'être humaine et chaleureuse.

On peut légitimemement se poser la question de la place du citoyen dans cette ville du futur. Première interrogation : la souhaite-t-il vraiment ? La ville durable sera dense ou ne sera pas, c'est en gros l'information qu'a véhiculé un rapport récent de l'agence européenne de l'environnement (EAA, 2006). Or, en déplaise aux urbanistes, la grande majorité des citoyens rêvent de vivre en dehors de la ville constituée, tout bêtement dans une maison au milieu d'un terrain qui offre espace, sécurité et intimité pour l'épanouissement du noyau familial. Les promoteurs ne s'y trompent pas. Ils savent parfaitement négocier les terrains nécessaires auprès d'élus locaux désireux de développer leur commune tout en permettant à des vieux copains de réaliser une substancielle plus-value foncière. Combien d'éco-quartiers pour combien de lotissements mangeurs d'espaces ? Dans un département comme l'Indre-et-Loire, la majorité des logements qui sortent de terre sont produits en diffus (c'est à dire hors procédure d'urbanisme)... On sait aussi qu'ils sont majoritairement individuels et qu'ils consommeront par conséquent entre 10 et 50% d'énergie  de chauffage en plus que les logements en immeubles collectifs.

Deuxième interrogation : le citoyen, pour peu qu’il souhaite être citadin, est-il à la hauteur de la ville que l'on veut lui proposer ? Si on met de grands espoirs dans la ville durable, il faut, à la hauteur de ces espoirs, fixer de grandes exigences. Les exigences sur lesquelles on se focalise le plus souvent concernent les techniques constructives, les formes urbaines, l'approvisionnement en énergie, la mixité sociale. On évoque également le transport, à l’origine d’un quart des rejets de gaz à effet de serre. Il fait l’objet d’un foisonnement d’initiatives innovantes (vélo en libre service, auto-partage, réseaux tramway, intermodalité,
contrats d’axe…). Bâtiment (techniques constructives), architecture (formes urbaines), haute technologie (énergie), sociologie (mixité), transport… toutes ces disciplines se mettent en lien. On peut s’en réjouir mais il manque un maillon essentiel : les comportements des citadins. Leur prise en compte inscrit, de fait, la ville dans un système territorial beaucoup plus vaste. On change d’échelle de réflexion. Prenons l’exemple des achats alimentaires. Un système-ville est-il durable lorsqu’y rentrent des poulets du Brésil ou des pommes du Chili ? Un système-ville est-il durable lorsqu’il cohabite, sur ses marges, avec une agriculture intensive ou des élevages hors sol qui compromettent la qualité de l’alimentation en eau et la qualité de l’air ? Les comportements alimentaires sont une composante essentielle de la durabilité de la ville : ils rappellent que la ville est un système intégré et qu’elle est elle-même intégrée dans un système. Ils rappellent que jusqu’à la moitié du XXème siècle, la ville ne pouvait vivre sans un hinterland tourné vers elle avec ses maraîchers, ses arboriculteurs, ses éleveurs. La proximité était une condition de sa survie. La proximité est aujourd’hui accessoire. Or c’est par une inversion des comportements que peuvent se systématiser les circuits courts et l’agriculture biologique, tous deux moins énergivores, moins producteurs de déchets. Combien de citadins ont l’habitude de faire « leur » marché et quelle proportion sont-ils par rapport à ceux qui vont faire les courses au supermarché ? Combien s’intéressent à la fois l’origine, à la qualité et à la saisonnalité des produits qu’ils achètent ? A quoi bon porter l’effort sur 14km de lignes de tramway si, parallèlement, le citoyen trouve normal qu’une tomate ait parcouru 3000km avant d’arriver dans son panier ?
Le développement durable semble parfois servir de caution aux pratiques non écologiques...  
Une ville durable a-t-elle un sens si elle est considérée comme un isolat territorial et si elle ne se dessine que sous l’angle de ceux qui sont mandatés pour la concevoir ? Comment le citadin peut-il prendre conscience à la fois des conséquences négatives de ses habitudes de comportement aujourd’hui et de l’effet multiplicateur positif que génèrerait une modification de celles-ci dans un futur proche ?
Il est vrai qu’agir sur le système, c’est agir sur soi même, car nous faisons partie du système. Il est plus difficile de désapprendre que d’apprendre. Mais la difficulté n’est-elle pas challenge ? Les changements seront longs. Le mensuel Alternatives Economiques nous apprend dans son dernier numéro "qu'à l'heure où le pouvoir d'achat est en berne, le modèle low cost propose de consommer toujours plus en consommant toujours moins cher".
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30 Avril 2008 Souvenirs : mes quelques impressions du Mexique

13 Avril 2008 Un tour à Monnaie : gare péri-urbaine en déshérence

11 Avril 2008 Plongez vous dans une semaine d'actualité urbaine à Mexico

23 mars 2008  Agriculture et Société : les termes d'un rapprochement

11 mars 2008  Trois nouveaux sites Web à découvrir

8 mars 2008  Une ville durable pour quels citadins?


Bonne lecture et à vos claviers sur les commentaires !



Brèves

Express
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NOUVEAU ! "Frugalité non ordonnée n'a pas d'effet(6/04/08) - Tel est le titre d'un article du Monde Economie daté du 1er avril 2008. Les initiatives environnementales individuelles (manger moins de viande, réduire ses déplacements, opter pour le train...) n'auraient pas d'effet. L'économiste suisse-américain Blake Alcott...Lire
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NOUVEAU ! Lotissement contre château (31/03/08) - "Les de Lussac régnaient sans partage sur la commune de Sainte-Catherine-de-Fierbois (37) depuis des générations. Régis de Lussac a été battu par une liste de petits jeunes... | Lire

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Mur végétal dépolluant à Lyon ! (21/11/07) - Le Grand Lyon a missionné la société Canevaflor pour qu'elle installe un mur végétal de 400 m2 qui pourra filtrer l'air pollué prélevé dans le parking de la gare Lyon-Perrache... |
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         Bal des citations

Le poids des mot, le choc du sens : florilège de citations recueillies ici et là...

"La notion de société du risque est très opératoire. On réalise que les experts sont dans la même situation d'aveuglement que le reste du public, mais qu'ils ont la tâche importante de décider, en temps réel, de l'expérience collective que nous sommes en train de parcourir. La notion de risque code un changement de société très important entre le moment où on dit : "je m'en remets aux experts, ils connaissent les risques de l'améiante, de l'anthrax, et le moment où, renversement de perspective, on se met à douter d'eux, partant du fait qu'ils sont aussi aveugles que nous. Pour l'instant, nous sommes dans la période déplaisante où l'on accuse les experts de se tromper. Mais l'étape suivante, que j'appelle l'expérience collective, est déjà bien esquissée dans la société du risque. Nous acceptons le fait que l'expert ne maîtrise pas tout. (...) Le principe de précaution indique que nous sommes tous des chercheurs". Bruno Latour dans Un monde pluriel mais commun - 2005 - Editions de l'Aube - p.34

"Aux Etats-Unis, certaines communes n'hésitent pas à consacrer 70% de leur budget à l'arrosage et à l'entretien de leurs gazons. La pelouse y désigne le pouvoir. Bien tenue, elle est progressivement devenue, de manière consensuelle, un élément de qualité de vie essentiel en tant que signe d'appartenance communautaire (...). Partant, elle est aussi signe d'exclusion : une maison à la pelouse pelée est un "territoire étranger et signifie que l'homme qui l'habite est exclu ou s'exclut lui-même (...). Les sociétés transforment leur environnement immédiat à l'aune de leurs différences culturelles, par les pratiques dont elles l'investissent et les représentations dont elles l'habillent. En ce sens, qualité de la vie et qualité de l'environnement ne coïncident pas nécessairement. Les impératifs du développement durable exigent cependant de les articuler". François Mancebo dans L'information Géographique n°3-2007 p.84


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G
alerie perso

 

J'ai ramené quelques centimètres carrés des belles contrées que j'ai pu arpenter... quintessences de voyages : 

 

Lagune de Xico - Vallée de Mexico 

Tours - Quartier des Rives du Cher  Quartier Bastide - Bordeaux  

 Lac de Thun - Interlaken - Suisse 

Offrandes - Zocalo - Mexico 

 Explosion florale - Pommiers en Bretagne 

 Monasterio de Guadaloupe - Extremadoure 

 

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