Mexico...parcourons la mégapole

Publié le par Jérôme LJ



 Vue sur le village de Mixquic (Délégation de Tlahuac) au premier plan, sur le bassin de Chalco (Etat de Mexico)au second plan et sur le volcan de la "femme endormie ici au milieu des nuages.

 Vue sur une petite partie (sud-est) de la vallée de Mexico depuis El Caserio de Cortes. Sur cette zone du District Federal, l'habitat est très dispersé, la plupart des implantations ne sont pas légales et sont le fait de familles d'agricultueurs qui , pour certains, continuent à exploiter la terre, et, pour beaucoup, se tournent vers des activités citadines (vendeurs, chauffeurs de taxis...). Cette urbanisation diffuse et non contrôlée menace à brève échéance le maintien des chinampas, vestiges pré-hispaniques d'agriculture sur l'eau (nombreux canaux et petites parcelles de terre). Ces chinampas sont reconnaissables sur la photo : ce sont les zones où se concentrent les arbres poussant au bord des canaux.

 Le volcan Popocatepelt (5400m) domine, altier, la vallée de Mexico. Nous sommes ici à Texcoco, ville de 60 000 habitants à 20km à l'Est du centre de Mexico. La physionomie de Texcoco devrait prochainement se trouver bouleversée, son territoire devant être un des réceptacles du dessèrement du District Fédéral. D'ici quelques années, la ville devrait en effet passer à près de 200 000 habitants.

Les embouteillages à Mexico ne sont pas un mythe. Nous sommes ici sur l'une des artères centrales du centre-ville, à deux pas du quartier historique. Le réseau de métro est l'un des plus performant d'Amérique centrale et d'Amérique Latine mais il ne peut pas répondre en terme d'offre à l'explosion urbaine que connaît la mégapole. Les lignes sont loin d'atteindre la périphérie et au delà ce sont les micro-bus (les fameux combis) qui se chargent de transporter les chilangos dans des conditions de rapidité et de confort bien éloignées des standarts européens. Se déplacer est un réel parcours du combattant. Les populations des zones périphériques ne possédant pas de voiture, sont dans une situation de handicap urbain majeur.

Une unidad habitacional construite tout récemment à Chalco (Etat de Mexico). Ces maisons, toutes identiques et construites par milliers, sont prétenduement destinées aux plus pauvres. En réalité, les plus pauvres ne peuvent pas y accéder. Loin des commerces, uniformes, parfois lieux de corruption massive, ces quartiers, bien que planifiés par l'autorité publique, participent du désordre urbain.

Mixquic, village encore à dominante rurale du Sud du District Federal. L'habitat que l'on observe sur cette photo est assez caractéristique de la vallée de Mexico. Les maisons sont basses, construites par les occupants eux-mêmes et donc sans véritable règle d'harmonisation. Souvent, elles comprennent un étage mais on se préserve la capacité de les réhausser, le toît n'est pas fini. Le tout participe d'un vaste labyrinthe urbain dans lequel bien heureux est l'étranger qui arrive à se repérer... A l'extrème arrière plan on distingue tout juste les deux collines proches de l'aéroport de Mexico...  à quelques dizaines de kilomètre de là. Comment s'y rendre? Pas d'autre solution que d'arpenter le labyrinthe urbain.

C'est aussi ça Mexico !  Du moins la partie Sud du District Federal (Délégation de Tlahuac). Cette lagune est héritée de l'époque pré-hispanique alors que la vallée de Mexico hébergeait un immense lac intérieur et que se développait sur ses flancs et en son centre, autour de la capitale aztèque tenochtitlan, tout un réseau de canaux délimitant des petites parcelles agricoles, les chinampas. Avec l'arrivée des espagnols, la vallée a été progressivement asséchée. Mexico était la capitale de la Nouvelle Espagne, gouvernée par un vice-roi nommé par le roi d'Espagne. 

 

 

 

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